À retenir : L’indice de qualité de l’air (IQA, ou AQI en anglais), sur une échelle de 0 à 500, traduit des données complexes sur la pollution atmosphérique en un système simple de couleurs. Il aide les citadins à protéger leur santé respiratoire. En comprenant les niveaux, de « Bon » (0-50) à « Dangereux » (301+), il est possible d'ajuster certaines activités extérieures, pour pouvoir protéger sa santé respiratoire.
Qu’est-ce que l’indice de qualité de l’air (IQA) ?
Un outil simple pour votre santé quotidienne
L’IQA est un guide pratique pour comprendre la qualité de l’air. Développé par l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA), cette échelle de 0 à 500 transforme des données complexes en catégories colorées faciles à lire. C’est une sorte de boussole santé : plus le chiffre est élevé, plus le risque est grand.

Par exemple :
-
Un jour vert (0–50) signifie que l’air est sans danger pour tous.
-
Un jour rouge (151–200) signale que même les personnes en bonne santé devraient limiter leurs activités prolongées à l’extérieur.
Le système comprend six niveaux :
-
Vert (bon)
-
Jaune (modéré)
-
Orange (mauvais pour les groupes sensibles)
-
Rouge (mauvais)
-
Violet (très mauvais)
-
Marron (dangereux)
Lors des journées orange, les groupes vulnérables (enfants, personnes asthmatiques) devraient réduire leurs efforts en extérieur. Lors des journées dangereuses (301+), les autorités recommandent à toute la population de rester à l’intérieur.
Les polluants derrière les chiffres
L’IQA suit six polluants clés fréquents en milieu urbain, chacun avec ses sources et ses effets :
-
Ozone troposphérique (O₃) : formé quand les émissions des véhicules et des industries réagissent au soleil → smog. Irrite les voies respiratoires et aggrave l’asthme.
-
Particules fines (PM2.5 & PM10) : issues du trafic et des fumées industrielles. Les PM2.5 pénètrent profondément dans les poumons et même dans le sang, provoquant des complications cardiovasculaires et respiratoires.
-
Monoxyde de carbone (CO) : émis par les véhicules, il réduit l’apport d’oxygène au corps → maux de tête, fatigue, problèmes cardiaques.
-
Dioxyde de soufre (SO₂) : produit par les centrales électriques au charbon/pétrole → irrite les voies respiratoires, déclenche des crises d’asthme.
-
Dioxyde d’azote (NO₂) : surtout lié au trafic → aggrave l’asthme et affaiblit l’immunité respiratoire.
En comprenant ces composants, vous êtes mieux armé pour protéger votre santé lors des pics de pollution.
Comment l’IQA est calculé et pourquoi il est important
Un outil global, des variations locales
L’IQA américain est une référence mondiale, mais d’autres systèmes existent :
-
Europe : l’indice européen CAQI met souvent l’accent sur les PM10.
-
Canada : l’indice AQHI donne plus de poids à l’ozone en cas de feux de forêt.
Ainsi, un IQA de 100 à Shanghai peut correspondre à une exposition plus grave qu’un 100 à Toronto. Comme pour la météo, il est crucial de vérifier la version locale de l’indice pour adapter ses activités.
Des données à l’action publique
Les valeurs de l’IQA influencent directement les politiques urbaines :
-
À New York, l’utilisation en temps réel des données a permis de réduire les PM2.5 sous les seuils de l’OMS, évitant environ 300 décès annuels.
-
À Paris, les pics de pollution entraînent des restrictions de circulation.
-
Dans certains pays, des programmes comme l’Air Quality Flag Program informent les écoles des mesures à adopter.
Lors de niveaux « très mauvais », les autorités peuvent même imposer des fermetures industrielles ou distribuer des masques.
Se protéger quand la qualité de l’air est mauvaise
De petits changements de routine font une grande différence. Voici des stratégies simples pour mieux respirer.
Bons réflexes à l’extérieur
-
Vérifiez l’IQA local avant de sortir.
-
Évitez les efforts intenses en plein après-midi, moment où l’ozone est maximal.
-
En zone rouge (151–200), privilégiez des activités plus légères ou restez à l’intérieur.
-
Même en zone modérée, les personnes sensibles doivent rester vigilantes.
Créer une bulle de santé à la maison
-
Fermez les fenêtres quand l’IQA dépasse 50.
-
Utilisez un purificateur HEPA (capture 99,97 % des PM2.5).
-
Aérez seulement quand l’air est vert ou jaune, idéalement tôt le matin.
Avec ces gestes, l’air intérieur peut être 70 % plus pur, créant un refuge respiratoire durable.
Porter un masque pour une protection maximale
Lorsque l’air extérieur atteint des niveaux rouges ou plus, porter un masque anti-pollution est l’un des moyens les plus efficaces de protéger vos poumons. Contrairement aux simples masques en tissu, les masques haute performance bloquent les particules invisibles.
Le masque R-PUR offre une protection avancée en filtrant les particules ultrafines jusqu’à PM0.05, bien plus petites que celles mesurées par l’IQA (PM2.5 et PM10). Même lors de pics de pollution sévères, il protège vos poumons et votre système cardiovasculaire.
Découvrez le masque anti-pollution pour protéger vos voies respiratoires.

Agir pour un air plus propre
Chaque choix compte :
-
Marcher ou pédaler pour les petits trajets.
-
Utiliser les transports publics ou le covoiturage.
-
Passer aux véhicules électriques.
Exemple : à Londres, la zone à très faibles émissions a réduit le NO₂ de 44 % en cinq ans.
Innover pour l’avenir
Les villes réinventent leur air :
-
Corridors verts à Bogotá, pistes cyclables élargies à Paris.
-
Chauffage plus propre à Madrid, normes de chaudières améliorées à Séoul.
-
Capteurs connectés, gestion intelligente du trafic, toits végétalisés.
Ces initiatives combinent technologie et nature pour construire des villes plus respirables.
Conclusion
L’IQA est votre guide quotidien pour respirer plus intelligemment. Comprendre ses couleurs, du vert au marron, vous aide à protéger votre santé et à faire des choix éco-responsables. Ensemble, en soutenant des solutions durables et en adaptant nos habitudes, nous pouvons bâtir des villes à l’air pur et vivifiant.
FAQ
Qu’est-ce qu’un “bon” niveau d’IQA ?
De 0 à 50, la qualité de l’air est considérée comme sûre pour tous, y compris les groupes sensibles.
Comment l’IQA simplifie-t-il les données ?
Il traduit la complexité des polluants (PM2.5, ozone, etc.) en une échelle simple, comme une météo de l’air.
Quels signes révèlent un air intérieur pollué ?
Odeurs persistantes, toux, fatigue. Solutions : purificateur HEPA, aération aux bons moments, plantes d’intérieur.
À partir de quel niveau faut-il s’inquiéter pour ses poumons ?
Dès 100 (jaune), les groupes sensibles doivent limiter l’effort. À 151 (rouge), tout le monde doit réduire les activités intenses.
Quel est le pire IQA enregistré ?
500 à New Delhi (2022) et à Los Angeles (1976).
Les purificateurs d’air sont-ils efficaces ?
Oui, les filtres HEPA éliminent 99,97 % des particules fines de l’air intérieur.
Quels pays respirent le meilleur air ?
La Finlande, la Nouvelle-Zélande et le Canada figurent en tête grâce aux énergies renouvelables et aux normes strictes.
Quels effets immédiats a un mauvais air ?
Irritations, toux, réduction de la capacité pulmonaire. Les personnes sensibles risquent des crises d’asthme ou cardiaques.
Comment améliorer l’air au quotidien ?
Chaque geste compte : covoiturage, transports propres, mobilité douce.
