En bref
- Rester à l'intérieur réduit votre exposition aux fumées d'incendie — mais ne l'élimine pas. Les PM2,5 intérieures peuvent atteindre 50 à 75 % des niveaux extérieurs dans un logement classique, fenêtres fermées.
- Le protocole en cinq étapes (calfeutrer, passer la ventilation en recyclage, purificateur HEPA, pièce refuge, masque aux heures de pic) est la seule combinaison qui réduit réellement l'exposition.
- Les publics vulnérables — enfants, personnes âgées, asthmatiques, BPCO ou cardiaques — doivent traiter la qualité de l'air intérieur pendant un épisode de fumées comme une priorité médicale, pas comme une question de confort.
Le conseil paraît rassurant : restez à l'intérieur. Et il n'est pas faux — être dedans réduit bien votre exposition aux fumées d'incendie. Mais « réduit » n'est pas « sûr ». Pendant les incendies de Fontainebleau en juillet 2026 près de Paris, la station Recloses d'Airparif a enregistré des pics horaires de PM2,5 d'environ 400 µg/m³ — plus de 26 fois la recommandation OMS sur 24 h (15 µg/m³). Des personnes situées à des kilomètres, fenêtres closes, respiraient encore un air chargé de fumée.
Ce guide s'adresse à toute personne confinée chez elle pendant un épisode de fumées. Nous expliquons précisément comment la fumée entre, ce que disent les données sur la qualité de l'air intérieur pendant un incendie, et les gestes qui fonctionnent réellement.
Le mythe du « restez à l'intérieur » — pourquoi votre logement n'est pas une bulle
Voici la vérité inconfortable : un logement standard n'est pas un refuge hermétique. C'est une enveloppe poreuse dans laquelle la fumée s'infiltre en continu, simplement plus lentement que si vous étiez dehors.
Comment la fumée s'infiltre dans les bâtiments
Les particules de fumée — principalement des PM2,5, inférieures à 2,5 micromètres — sont extraordinairement fines. Elles n'ont pas besoin d'une fenêtre ouverte pour entrer. Elles passent par :
- Les jeux autour des portes et fenêtres — surtout dans les bâtiments anciens aux joints usés
- Les prises électriques et passages de plomberie — minuscules mais nombreux
- Les systèmes de ventilation — tout système prenant de l'air extérieur pompe activement la fumée à l'intérieur
- Les extracteurs (salle de bain, cuisine) qui créent une dépression et aspirent l'air extérieur par la moindre fissure
- Les cheminées et trappes de foyer, même « fermées »
Une revue de preuves publiée en 2026 par le NCCEH a établi un rapport médian PM2,5 intérieur/extérieur de 0,75 dans les études sur les fumées d'incendie — ce qui signifie que les trois quarts de la concentration extérieure se retrouvent à l'intérieur. Dans les logements anciens mal isolés, ce rapport peut approcher 1,0.
PM2,5 intérieures et extérieures pendant un incendie — les données
Les études montrent systématiquement que les PM2,5 intérieures grimpent fortement pendant un épisode de fumées, même fenêtres fermées :
| Situation | PM2,5 extérieures | PM2,5 intérieures | Rapport int./ext. |
|---|---|---|---|
| Logement classique, fenêtres fermées | 49 µg/m³ | 8–20 µg/m³ | ~0,2–0,4 |
| Logement ancien poreux, sans purificateur | 49 µg/m³ | 25–37 µg/m³ | ~0,5–0,75 |
| Épisode extrême (Bordeaux, juillet 2026) | 300+ µg/m³ | 150–225 µg/m³ (estimé) | ~0,5–0,75 |
| Logement avec purificateur HEPA en marche | 49 µg/m³ | 3–8 µg/m³ | ~0,06–0,16 |
Sources : revue de preuves NCCEH 2026 ; recommandations EPA sur la qualité de l'air intérieur ; données Copernicus/CAMS juillet 2026.
Même dans la fourchette basse, un épisode à 300 µg/m³ à l'extérieur vous place à 150 µg/m³ à l'intérieur — dix fois la limite OMS sur 24 h — pendant que vous êtes assis dans votre canapé, persuadé d'être protégé.
À quelle vitesse l'air intérieur se dégrade-t-il ?
Vite. La fumée peut commencer à s'infiltrer en quelques minutes après la hausse des niveaux extérieurs. Dans un logement sans filtration, les concentrations intérieures s'équilibrent avec l'extérieur en 2 à 4 heures. Pire : une fois déposées sur les surfaces et le mobilier, les particules peuvent être remises en suspension et persister 8 à 10 heures après l'assainissement de l'air extérieur — vous pouvez donc respirer un air contaminé longtemps après le passage du panache.
Conséquence pratique : n'attendez pas de sentir la fumée à l'intérieur pour agir. À ce stade, les concentrations sont déjà significatives.
Qui est le plus à risque à l'intérieur ?
Tout le monde n'est pas exposé au même risque. Mais plusieurs groupes le sont fortement.
Bâtiments anciens mal isolés
Les constructions d'avant 1980 — très répandues en France et en Europe du Sud — présentent des taux de renouvellement d'air 2 à 3 fois supérieurs à ceux des bâtiments isolés modernes. Plus de renouvellements signifie plus d'infiltration de fumée par heure. Si votre logement a des simples vitrages, des jours sous les portes ou aucun joint d'étanchéité, votre rapport intérieur/extérieur pendant un épisode se rapproche de 0,7–0,9.
Logements proches du périmètre de l'incendie
La distance compte énormément. Pendant les incendies de Gironde en juillet 2026, des habitants de Bordeaux ont rapporté avoir passé la nuit à tousser fenêtres fermées. À des concentrations extérieures supérieures à 200 µg/m³, même un taux d'infiltration de 0,3 donne 60 µg/m³ à l'intérieur — largement dans la zone « mauvaise ». À moins de 10 km d'un front actif, le confinement seul est insuffisant sans filtration active.
Personnes ayant des pathologies respiratoires ou cardiovasculaires
Le pneumologue Bruno Crestani, président de la Fondation du Souffle, était direct en juillet 2026 : les particules de fumée « peuvent entrer dans le système circulatoire » et potentiellement déclencher un diabète, un AVC ou un infarctus. L'ANSES identifie spécifiquement l'asthme, la BPCO, l'insuffisance respiratoire chronique, l'insuffisance cardiaque et la maladie coronarienne comme des pathologies rendant l'exposition particulièrement dangereuse. Pour ces publics, la qualité de l'air intérieur pendant un incendie est un enjeu médical, pas de confort.
Les enfants et les femmes enceintes font également partie de cette catégorie à haut risque. Leurs organismes, en développement ou physiologiquement sollicités, sont plus vulnérables aux effets oxydatifs et inflammatoires des PM2,5.
Le protocole de protection intérieure — étape par étape
Voici la combinaison en cinq étapes que recommandent systématiquement l'EPA, l'ANSES et les agences de santé publique. Aucune étape ne suffit isolément. Ensemble, elles peuvent réduire vos PM2,5 intérieures de 80 à 90 % par rapport à l'inaction.
| Étape | Action | Priorité |
|---|---|---|
| 1 | Calfeutrer le logement | Élevée — à faire en premier |
| 2 | Couper la ventilation ou la passer en recyclage | Élevée — immédiat |
| 3 | Faire tourner un purificateur HEPA + charbon | Élevée — en continu |
| 4 | Créer une pièce refuge | Moyenne — pour les épisodes sévères |
| 5 | Porter un masque aux heures de pic | Élevée pour les publics vulnérables |
Étape 1 — Calfeutrer le logement
Fermez chaque fenêtre et porte extérieure. Puis allez plus loin :
- Bouchez les jours sous les portes avec un boudin ou une serviette roulée si vous n'avez pas de joints
- Couvrez les interstices des fenêtres avec du ruban adhésif ou des linges humides (l'ANSES recommande de placer des linges mouillés devant les bouches d'aération)
- Fermez la trappe de cheminée — bourrez-la d'une serviette si nécessaire
- Coupez les extracteurs de salle de bain et de cuisine — ils créent une dépression qui aspire la fumée plus vite
Cette seule étape peut faire passer votre taux d'infiltration de 0,7 à 0,3–0,4 dans un logement poreux.
Étape 2 — Couper la ventilation ou la passer en recyclage
C'est l'étape que la plupart des gens oublient. Si votre système de ventilation dispose d'une prise d'air neuf, il aspire activement la fumée extérieure à chaque fonctionnement. Passez-le en mode recyclage (souvent signalé par une flèche circulaire). Si vous ne trouvez pas ce réglage, coupez le système entièrement.
Si votre installation dispose d'un filtre MERV-13 ou supérieur, vous pouvez la faire tourner en recyclage : elle filtrera les particules de l'air intérieur. Un filtre MERV-8 standard (le plus courant) ne fait presque rien contre les PM2,5.
N'ouvrez pas les fenêtres pour « aérer » pendant un épisode, même brièvement. Il faut des heures pour récupérer la qualité d'air perdue en quelques minutes.
Étape 3 — Utiliser un purificateur d'air HEPA + charbon actif
Un véritable filtre HEPA capte 99,97 % des particules de 0,3 micron — ce qui couvre bien la gamme des PM2,5. Les études montrent que les purificateurs HEPA réduisent les PM2,5 intérieures de 50 à 85 % pendant un épisode de fumées.
Mais le HEPA seul ne traite pas les gaz et COV des fumées — benzène, formaldéhyde, acroléine. Pour cela, il faut du charbon actif. Cherchez un purificateur avec une quantité substantielle de média carboné (pas une simple feuille).
Le dimensionnement compte. L'EPA recommande un CADR (débit d'air purifié) au moins égal à la surface de la pièce. Pour une pièce de 25 m², visez un CADR fumée d'au moins 270 m³/h. En épisode sévère, prenez de la marge et faites tourner l'appareil au maximum.
N'ajoutez pas de sources de pollution intérieure pendant le fonctionnement : pas de bougies, d'encens, de friture à haute température, ni d'aspirateur sans filtre HEPA.
Étape 4 — Créer une pièce refuge
Si les niveaux extérieurs sont extrêmes (au-delà de 150 µg/m³) ou si vous avez des proches vulnérables, désignez une pièce comme refuge. Choisissez-en une avec :
- Le moins de fenêtres et de murs extérieurs possible
- Une porte qui ferme correctement
- La place pour faire tourner votre purificateur en continu
Calfeutrez le bas de la porte avec une serviette. Rassemblez-y tout le monde pendant les heures les plus critiques. Cela concentre votre capacité de filtration là où elle compte.
Étape 5 — Porter un masque à l'intérieur pendant les pics
Oui, à l'intérieur. C'est l'étape qui surprend — et celle qui compte le plus quand les PM2,5 extérieures sont extrêmes et que votre logement n'est pas parfaitement étanche.
Protégez votre logement des fumées autant que possible avec les étapes précédentes, mais pendant les pics — PM2,5 extérieures au-dessus de 150 µg/m³, brume visible à l'intérieur, ou si vous faites partie d'un groupe à risque — un respirateur correctement ajusté est votre dernière ligne de défense.
Les purificateurs d'air fonctionnent-ils vraiment contre les fumées d'incendie ?
Oui — avec d'importantes nuances.
La filtration HEPA — efficace contre les particules
La véritable filtration HEPA est la référence pour la qualité de l'air intérieur pendant un incendie. Elle capte les PM2,5, PM10 et même les particules ultrafines jusqu'à 0,1 micron avec une grande efficacité. Une étude de 2024 menée dans des bâtiments publics pendant des épisodes de fumées a mesuré des PM2,5 intérieures moyennes de 8,42 µg/m³ contre 49,22 µg/m³ à l'extérieur lorsque les systèmes HEPA fonctionnaient — un rapport intérieur/extérieur inférieur à 0,2.
Le mot clé est véritable HEPA. Les mentions « type HEPA » ou « HEPA-like » sont des arguments marketing qui ne respectent pas la norme des 99,97 %. Vérifiez les spécifications.
Le charbon actif — indispensable pour les gaz et COV
Les fumées d'incendie ne sont pas que des particules. Elles contiennent du monoxyde de carbone, du benzène, du formaldéhyde et de l'acroléine — des gaz qui traversent un filtre HEPA. Le charbon actif adsorbe ces composés, mais la quantité compte. Un simple préfiltre carboné ne fait pas grand-chose : cherchez des purificateurs avec au moins 1 à 2 kg de média de charbon actif.
Le programme Healthy Buildings de Harvard recommande, en cas de fortes odeurs de fumée ou d'environnement chargé en COV, de privilégier un respirateur à cartouche vapeurs organiques plutôt que de compter uniquement sur un purificateur.
Que regarder dans un purificateur pour fumées d'incendie
- ✅ Certification véritable HEPA (pas « type HEPA »)
- ✅ Charbon actif en quantité (vérifiez le poids, pas seulement la mention « filtre charbon »)
- ✅ CADR fumée adapté à la taille de votre pièce
- ✅ Fonctionnement continu — il doit tourner 24 h/24 pendant l'épisode
- ✅ Mode auto ou capteur PM2,5 — pour monter en puissance quand les niveaux grimpent
- ❌ Évitez les ioniseurs et générateurs d'ozone — ils ajoutent des polluants intérieurs
Quand porter un masque à l'intérieur ?
La plupart des gens associent le masque à l'extérieur. Mais pendant les épisodes sévères, porter un masque à l'intérieur est justifié — et pour les publics vulnérables, c'est recommandé.
Seuils de PM2,5 qui justifient le port du masque en intérieur
| PM2,5 extérieures | Indice (US AQI) | Action à l'intérieur |
|---|---|---|
| < 35 µg/m³ | < 100 (bon à moyen) | Pas de masque nécessaire à l'intérieur |
| 35–75 µg/m³ | 100–150 (mauvais pour publics sensibles) | Publics vulnérables : envisager le masque |
| 75–150 µg/m³ | 150–200 (mauvais) | Tous publics vulnérables : masque à l'intérieur |
| > 150 µg/m³ | > 200 (très mauvais à dangereux) | Toute personne en logement mal calfeutré : masque |
Le seuil français d'information pour les PM2,5 est de 50 µg/m³ en moyenne journalière, et celui d'alerte de 80 µg/m³. Pendant les incendies de Gironde de juillet 2026, ces deux seuils ont été dépassés simultanément dans quatre départements.
Quelle norme de masque pour un usage intérieur
Les masques chirurgicaux et en tissu ne font rien de significatif contre les PM2,5. Leur efficacité de filtration face aux particules fines est inférieure à 30 %, et ils ne sont pas étanches au visage.
La norme minimale efficace contre les fumées d'incendie :
- FFP2 / N95 : filtre ≥ 94–95 % des particules. Suffisant pour les épisodes modérés. L'ANSES recommande le FFP2 pour les populations sensibles.
- FFP3 / N99–N100 : filtre ≥ 99 % des particules. Le choix adapté aux épisodes sévères, aux personnes ayant des troubles respiratoires, ou à quiconque vit dans un logement mal calfeutré pendant les pics extrêmes.
Pour la protection la plus complète — particules et gaz — un masque à charbon actif intégré (norme FFP3+ avec membrane de nanofiltration) couvre à la fois la composante particulaire et les COV. C'est le niveau pertinent quand les PM2,5 extérieures dépassent 150 µg/m³ et que vous ne pouvez pas calfeutrer totalement votre logement.
L'ajustement compte autant que la norme. Un masque parfaitement classé mais porté lâche ne vaut pas mieux qu'un masque chirurgical. Pincez la barrette nasale, vérifiez l'étanchéité et faites un test d'inspiration pour confirmer qu'aucun air ne fuit sur les bords.
Publics vulnérables : masque systématique pendant les épisodes
L'ANSES est explicite : enfants, personnes âgées, femmes enceintes et personnes souffrant d'asthme, de BPCO, d'insuffisance cardiaque ou de maladie coronarienne doivent porter un masque filtrant (au minimum FFP2) pendant tout épisode significatif de fumées — à l'intérieur comme à l'extérieur. Le gouvernement a distribué 1,5 million de masques FFP2 en Gironde pendant les incendies de juillet 2026 précisément pour cette raison.
Si vous faites partie de ces groupes, n'attendez pas l'apparition des symptômes. Les dommages liés aux PM2,5 surviennent avant que vous ne les ressentiez.
Quand évacuer plutôt que se confiner
Le confinement a ses limites. Évacuez si :
- Les autorités émettent un ordre d'évacuation — ce n'est pas négociable
- Vous êtes à 2 à 3 km d'un front de feu actif et le vent souffle vers votre logement
- Les PM2,5 extérieures dépassent 300 µg/m³ et votre logement n'a ni purificateur ni bonne étanchéité
- Une personne du foyer développe une difficulté respiratoire, une douleur thoracique, une confusion ou une perte de connaissance — appelez le 15 (SAMU) immédiatement
- Votre logement est sans électricité et les températures sont extrêmes — le stress thermique aggrave l'exposition aux fumées
Si vous devez prendre la route, fermez toutes les vitres et mettez la climatisation en recyclage. Les habitacles filtrent raisonnablement bien la fumée en recyclage, à condition de ne pas ouvrir les fenêtres.
Si vous devez choisir entre un logement poreux et non filtré et un bâtiment public bien étanche (école, salle communale, hôtel avec traitement d'air), le bâtiment public est plus sûr.
FAQ
Fermer les fenêtres réduit-il vraiment les PM2,5 intérieures ?
Oui, nettement — mais pas totalement. Fenêtres fermées, le rapport PM2,5 intérieur/extérieur passe généralement de 0,7–0,9 à 0,2–0,4 dans la plupart des logements. C'est significatif, mais à des niveaux extérieurs de 300 µg/m³ et plus, vous vous retrouvez encore avec 60 à 120 µg/m³ à l'intérieur. Calfeutrer les interstices et faire tourner un purificateur HEPA sont nécessaires pour descendre sous 35 µg/m³.
Puis-je utiliser ma climatisation pendant un épisode de fumées ?
Uniquement en mode recyclage (sans prise d'air neuf). Si votre climatisation aspire de l'air extérieur, la faire tourner injecte la fumée directement chez vous. En recyclage avec un filtre MERV-13 ou supérieur, elle peut au contraire aider à assainir l'air intérieur. En cas de doute sur votre installation, coupez-la et utilisez un purificateur HEPA portable.
Combien de temps la fumée reste-t-elle dans la maison après l'assainissement extérieur ?
Plus longtemps qu'on ne l'imagine. Les particules peuvent persister à l'intérieur 8 à 10 heures après la baisse des niveaux extérieurs, car elles se déposent sur les surfaces puis se remettent en suspension au moindre mouvement. Laissez votre purificateur tourner plusieurs heures après le retour à la normale.
Un masque anti fumée d'incendie est-il utile à l'intérieur ?
Oui, pendant les pics. Si les PM2,5 extérieures dépassent 150 µg/m³ et que votre logement n'est ni bien calfeutré ni filtré, un masque FFP2 ou FFP3 correctement ajusté porté à l'intérieur apporte une protection réelle — surtout pour les personnes vulnérables. Ce n'est pas la première ligne de défense (le calfeutrage et la purification le sont), mais c'est une couche valable.
Quelle différence entre les PM2,5 des fumées d'incendie et celles de la pollution urbaine ?
Les PM2,5 d'incendie sont considérées comme plus toxiques par microgramme que les PM2,5 urbaines issues du trafic ou de l'industrie. Elles sont plus riches en carbone organique, en HAP et en composés réactifs qui provoquent un stress oxydatif plus important dans le tissu pulmonaire. Une étude de 2021 parue dans Nature Communications a montré des impacts cardiorespiratoires supérieurs à concentrations équivalentes. C'est pourquoi les seuils habituels de qualité de l'air urbain peuvent sous-estimer le risque en période d'incendie.
La dernière couche de protection, quand tout le reste ne suffit pas
Calfeutrer et purifier restent vos deux premières lignes de défense. Mais quand les PM2,5 extérieures s'envolent et que votre logement ne peut pas être rendu hermétique, un masque correctement ajusté fait la différence. La gamme R-PUR Nano filtre jusqu'à 0,05 µm et intègre une couche de charbon actif contre le benzène, le formaldéhyde et les odeurs de fumée — pour les heures de pic, dedans comme dehors.
Sources utiles
- EPA — Incendies et qualité de l'air intérieur
- EPA — Guide incendies pour les responsables de santé publique (juin 2026)
- ANSES — Valeurs guides de qualité de l'air intérieur
- Airparif — Rapport qualité de l'air, incendies de Fontainebleau (juillet 2026)
- ARS Nouvelle-Aquitaine — Communiqué incendies 2026, qualité de l'air et recommandations
- Copernicus CAMS — Incendies extrêmes en Europe de l'Ouest 2026
- Harvard Healthy Buildings — Choisir le bon respirateur après un incendie (fév. 2025)
- NCCEH — Revue de preuves fumées d'incendie intérieur/extérieur (fév. 2026)
- France 24 — Risques liés aux fumées : France et Espagne (juillet 2026)
- OMS — Lignes directrices sur la qualité de l'air 2021