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Air

Comprendre facilement la pollution de l'air : dossier spécial

 

Ville polluée

Bienvenue dans notre dossier complet sur la pollution de l'air.

Chez R-PUR, nous sommes persuadés qu'une compréhension globale de la pollution de l'air permettrait de faire évoluer les mentalités plus rapidement.

Nous avons donc à coeur d'expliquer simplement ce que c'est que la pollution de l'air, qu'est ce qui en est responsable, et ce que vous pouvez faire pour vous en protéger.

Vous pourrez également retrouver des
articles avec des thématiques plus précises si vous souhaitez aller plus loin.

 

Sommaire

Au sein de cet article complet sur comment comprendre facilement la pollution de l'air, nous aborderons les thèmes suivants :

1. La composition de l'air

2. Les principaux polluants de l'air

3. Les moyens de mesure de la pollution de l'air en France

4. L'indice ATMO

5. Les causes de la pollution de l'air

6. Les causes naturelles de la pollution de l'air

7. L'influence des conditions météorologique sur la qualité de l'air

8. L'impact de la pollution de l'air sur la santé

9. L'impact de la pollution de l'air sur l'environnement

10. Les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

11. Les solutions pour une meilleure qualité de l'air

 

1. De quoi est composé l'air que nous respirons ?

"Air" est le nom que nous donnons au mélange de gaz qui constitue l'atmosphère terrestre.

La composition, les propriétés physiques et chimiques de l'air sont très similaires partout dans le monde.

Notre air est donc est un mélange gazeux principalement composé de 78% de diazote (N2) et de de 21 % dioxygène (O2).

On accorde au pourcentage restant un complexe mélange d'autres gaz comme le dioxyde de carbone, l'hélium et l'argon.

Cependant, l'air que nous respirons n'est jamais pur, puisqu'il est régulièrement pollué, en grande partie par l'activité humaine mais aussi par la nature.

Point sur la façon dont l'air est pollué, mesuré, régulé, en France et dans le monde, et les dangers de sa pollution pour notre santé.

 

2. Quels sont les principaux polluants de l'air ?

Il existe deux catégories de polluants atmosphériques :

 - les polluants primaires, émis directement : monoxyde d’azote, dioxyde de soufre, monoxyde de carbone, particules (ou poussières), métaux lourds, composés organiques volatils, hydrocarbures aromatiques polycycliques...


C'est donc un polluant de l’air émis directement par une source donnée.
 
- les polluants secondaires issus de transformations physico-chimiques entre polluants de l’air sous l’effet de conditions météorologiques particulières : ozone, dioxyde d’azote, particules)

Ce polluant n'est donc pas émis directement en tant que tel, mais se forme lorsque d'autres polluants (polluants primaires) réagissent dans l'atmosphère.

 

Et lorsque le mot COV (composés organiques volatils) est évoqué, de quoi s'agit-il ?

Beaucoup de polluants sont identifiés sous l'acronyme COV, le plus connu est le benzène. C'est par ailleurs le seul polluant réglementé à ce jour.

Une substance COV est une substance qui est à la fois définie par sa composition (organique), et par sa volatilité (elle peut passer d'un état solide à un état gazeux dans des conditions normales de pression et de température).

On peut trouver quelques 400 différents types de composés organiques volatils dans l'air aujourd'hui, et plusieurs milliers de substances commercialisées répondent à la définition de COV.

 

Qu'en est-il des métaux lourds ?

Les métaux lourds sont des éléments métalliques présents naturellement dans l'environnement, et utilisés massivement dans l'industrie.

Ce terme est employé quand on parle de pollution de l'air car il peut se retrouver sous la forme de poussière très fine et peut s'avérer toxique à forte concentration.

Pour être plus précis sur leur composition, dans le droit européen, ils sont définis comme tel :

« Un métal lourd désigne tout composé d’antimoine, d’arsenic, de cadmium, de chrome hexavalent, de cuivre, de plomb, de mercure, de nickel, de sélénium, de tellure, de thallium et d’étain, ainsi que ces matériaux sous forme métallique, pour autant qu’ils soient classés comme substances dangereuses. »

Maintenant que nous avons répertorié les différents polluants qui constituent notre air, voyons quels sont ceux qui sont surveillés et réglementés, et comment ils sont recensés en France.

 

3. Comment juge-t-on de la qualité de l'air en France ?

Le territoire français est couvert de réseaux de stations de mesure de pollution.

Au total, ils sont 1900 analyseurs, sur 670 stations de mesure.

Une mesure de la pollution optimale est ensuite assurée par des stations mobiles, ou par des investigations directes sur le terrain.

Ces mesures vont ensuite être utilisées par toutes les AASQA, Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l'Air.

Agréées par l’Etat, elles ont une forte expertise dans la surveillance en continu de l’air que nous respirons et dans l’accompagnement dans la transition écologique auprès d’acteurs publics et privés mais aussi du grand public.

Leurs missions peuvent se résumer en quatre points :

-Surveiller et prévoir les épisodes de pollution.

-Informer et sensibiliser la population.

-Accompagner les décideurs par le biais d'actions.

-Améliorer les connaissances sur la pollution de l'air.

En France, on va donc recenser toutes ces données de la pollution de l'air puis juger de leur qualité grâce à l'indice ATMO.

Logo Atmo

 

4. Qu'est ce que l'indice ATMO ?

L'indice ATMO est un indice propre à la France et a été crée en 1994. Son but est de mesurer la qualité de l'air de façon journalière.

Il recense cinq polluants de l'air réglementés : dioxyde de soufre (SO2), dioxyde d'azote (NO2), ozone (O3) et particules de diamètre inférieur à 10 µm (PM10), ainsi que 2,5µm (PM2.5).

Cet indice qualifie l’état de l’air selon 6 classes : Bon / Moyen / Dégradé / Mauvais / Très mauvais / Extrêmement mauvais.

Chacun de ces polluants ont des caractéristiques variées.

Le dioxyde de soufre (SO2) est un gaz, autrefois appelé anhydre sulfureux. On peut également le retrouver sous forme liquéfiée.

Il est incolore, mais d'une odeur âcre et piquante. Son inhalation est toxique et irritante pour l'appareil respiratoire.

Il est notamment responsable des "pluies acides" lorsqu'il est combiné au dioxyde d'azote.

Le dioxyde d'azote (NO2) fait partie de la famille des oxydes d’azote, No.

Il est facilement reconnaissable puisqu’il est visible et odorant. En effet, on le reconnaît par sa couleur brun-rouge et par son odeur âcre et piquante caractéristique.

C’est une odeur qu’on retrouve typiquement dans les rues polluées par la circulation automobile.

L'ozone (O3) est le troisième gaz de cet index. Il est d'une couleur pâle et bleutée, presque incolore. Son odeur, assez caractéristique, rappelle l'eau de Javel.

Émis par les industries et le traffic routier, c'est le seul polluant actuellement en augmentation en France et en Europe.

Les PM10 sont des matières particulaires d'une taille inférieur à 10 microns et sont environ six fois plus fines qu'un cheveu.

En effet, la matière particulaire ou PM (Particulate Matter en anglais) est une particule physique : elle est donc définie par une taille, au contraire d’un gaz.

Les PM2.5, elles, sont des particules fines d'une taille inférieur à 2,5 microns.

Elles s'observent avec un microscope d'entrée de gamme : leur tailles se situe entre une bactérie et une globule rouge.

On observe d'ailleurs PM2.5 est la particule physique en suspension mesurée la plus petite de cet indice.

Maintenant que l'ont sait quels sont les polluants recensés par l'indice ATMO, penchons nous désormais sur l'origine de ces derniers.

 

5. Quelles sont les causes de la pollution de l'air ?

Les premières causes de la pollution de l'air sont principalement anthropique : elles sont crées par l'activité humaine.

Les activités humaines les plus polluantes sont donc : 

 

  • La combustion excessive de combustibles fossiles

L'une des principales causes est la combustion excessive de combustibles tels que le charbon, le pétrole et le gaz naturel. Celle-ci libère dans l'air des gaz dangereux comme les oxydes d'azote, le dioxyde de carbone, et le soufre. Le chauffage domestique est un grand acteur de cette pollution, ainsi que le traffic automobile et les industries.

 

  • Les activités agricoles

L'agriculture est essentielle en France, mais a également ses aspects négatifs. Les principales sources de pollution atmosphérique de l'agriculture sont l'élevage intensif, qui produit du méthane (qui entraîne la production d'ozone), ainsi que la combustion des déchets agricoles en plein air.

 

    6. Quelles sont les causes naturelles de la pollution de l'air ?

    Cela peut-être surprenant, mais la nature peut également jouer un rôle (parfois important) sur la qualité de l'air extérieur.

    Les incendies de forêt, les éruptions volcaniques, les tempêtes de sable, et certaines conditions météorologiques sont tous des évènements qui peuvent aussi mener à des pics de pollution.

    En France, les épisodes de pollution sont parfois causés par la poussière soufflée depuis le désert du Sahara. Ces épisodes de poussière peuvent être graves pour un jeune enfant, une personne âgée, une personne enceinte ou bien une personne souffrant d'une affection pulmonaire.

    Certains éléments naturels également, comme le pollen, ne sont pas des polluants mais vont influer considérablement la qualité de l'air pour une grande partie de la population française. Vous pouvez d'ailleurs retrouver notre dossier complet pour en savoir plus sur les allergies au pollen.

    Certains facteurs de la pollution sont incontrôlables. Mais la nature peut tout autant améliorer la qualité de l'air extérieur, selon différentes conditions météorologiques.

     

    7. L'influence des conditions météorologique sur la qualité de l'air.

    La météo et le temps extérieur affectent considérablement la qualité de l'air.

    Ainsi, lorsque par exemple on souhaite pratiquer du sport en plein air, se fier aux conditions météorologiques peut aussi être un bon point de départ :

    - Le soleil et le temps chaud ne sont pas des alliés pour notre santé car ils favorisent certains polluants, comme l'Ozone.

    Les réactions qui créent l'ozone nocif dans notre atmosphère nécessitent la lumière du soleil. En période estivale, et surtout pendant les vagues de chaleur extrême, l'ozone atteint souvent des niveaux dangereux dans les villes, surtout près des grands axes routiers.

    -Quand il fait froid, nous percevons plus distinctement les effluves des pots d'échappement, des cheminées. Cela signifie-il que cette pollution est plus présente, ou juste plus visible ?

    La réponse à cette question est un peu des deux. Par un phénomène d'inversion de la température, la pollution va se retrouver "bloquée" à la surface et sera plus difficilement dispersée.

    Le froid favorise donc la pollution atmosphérique. Si vous souhaitez traiter le sujet plus en profondeur, l'organisme Atmo décrypte les phénomènes d'inversion de température dans cet article.

    -La pluie, en revanche, peut avoir un effet positif et nettoyant sur la qualité de l'air.

    Ainsi, les concentrations de particules polluantes sont bien plus faibles après de grandes pluies.

    -Le vent, quant à lui, est un facteur à double tranchant. Les vents peuvent balayer les polluants et pollens hors d'une zone et diminuer leurs concentrations, améliorant ainsi rapidement la qualité de l'air.

    D'un autre côté, ils peuvent transporter les polluants hors de leur sources, et soulever les poussières au sol, ce qui appauvrit la qualité de l'air extérieur.

     

    8. Après les causes, quelles en sont les conséquences aujourd'hui sur notre santé?

    Les chiffres sont parlants : la pollution de l'air tuerai chaque année 7 millions de personnes. En Europe, cela concernerait le décès prématuré de 600 000 personnes chaque année.

    Selon l'OMS, la pollution de l'air a des conséquences néfastes sur la santé, aussi bien à court terme qu'a long terme.

    A court terme, les effets de la pollution sur la santé sont les suivants :

    • Irritations oculaires ou des voies respiratoires
    • Toux
    • Irritation de la gorge
    • Crises d’asthme
    • Accroissement du risque de maladies respiratoires aiguës

      Les effets à long terme, eux, peuvent être d'autant plus graves :

      • Accidents cardio-vasculaires
      • Une espérance de vie diminuée
      • BPCO : maladie respiratoire chronique
      • Cancer du poumon

       

      La pollution n'est pas une fatalité : en juillet 2020, l'Energy Institute de l'université de Chicago publie un rapport sur la perte d'espérance de vie due à la pollution de l'air.

      Cette étude estime que si tous les pays se conformaient aux directives et recommandations de l'OMS, l'espérance de vie de tous les pays augmenteraient de 2 ans.

      Il est également important de garder à l'esprit que la pollution de l'air présente non seulement des dangers pour l'homme mais aussi pour notre environnement.

       

      9. Quel est l'impact de la pollution de l'air sur l'environnement ?

       

       

      En effet, la pollution de l'air présente non seulement des dangers pour l'homme mais aussi pour notre environnement. Et la liste est non négligeable : en voici les principaux effets.

       

    • Les pluies acides.
    • Ce phénomène se traduit par des précipitations contenant des quantités nocives d'acides nitrique et sulfurique. Ces acides sont formés principalement par les oxydes d'azote et les oxydes de soufre libérés dans l'atmosphère lors de la combustion de combustibles fossiles. Ce sujet est notamment traité dans notre article sur les NO2 accessible depuis ce lien.

       

    • Les brumes sèches ou "smog".
    • Ce sujet est également traité dans notre dossier sur le NO2. Ce phénomène visuel obscurcit la clarté, la couleur, la forme de ce que l'on voit. Ce phénomène est semblable aux effets du brouillard sur un panorama, sauf qu'il est causé par la pollution.

       

    • L'eutrophisation.
    • Terme qui désigne la dégradation d'un plan d'eau, trop chargé en substances nocives comme l'azote. Cela va venir stimuler la prolifération d'algues puis causer la mort de poissons. Ce phénomène, à l'origine naturel, est lourdement accentué par l'activité humaine.

       

    • La dégradation de la couche d'ozone.
    • Bien que au niveau du sol l'ozone est un polluant dangereux pour l'homme, il forme une couche dans la stratosphère qui protège la vie humaine en nous préservant des rayons ultraviolet (UV). Certains agents chimiques produits par l'homme appauvrissent chaque jour cette couche d'ozone.

       

    • Détérioration de l'agriculture et des forêts.
    • Le rayonnement UV causé par l'appauvrissement de la couche d'ozone, l'ozone terrestre ainsi que les pluies acides peuvent entraîner une baisse des rendements agricoles, et causer d'autres stress environnementaux comme une augmentation de la sensibilité des arbres aux maladies.

       

    • Le réchauffement climatique.
    • Cet effet négatif est le mieux connu de tous, et a des répercutions graves comme la monté des eaux qui menace les zones côtières, la disparition de centaines d'espèces animales et végétales, l'agriculture, les ressources en eau, les forêts, et la santé humaine.

       

      10. Quelles sont les recommandations de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) ?

      L'OMS a établis en 2005 des lignes directrices, aussi appelées "seuil d'information et de recommandation". Cela concerne la pollution de l'air et la limitation des émissions de polluants.

      L'Organisation Mondiale de la Santé a mené de nombreuses études démontrant que la pollution de l'air est un problème majeur de santé environnementale touchant aussi bien les pays à revenu faible, intermédiaire ou élevé.

      Les Lignes directrices OMS relatives à la qualité de l’air de 2005 présentent des recommandations d’ordre général concernant les valeurs seuils des principaux polluants de l’air qui posent des risques de santé.

      Ainsi, les valeurs limites à respecter pour chacun des principaux polluants sont les suivantes :

      • Matières particulaires fines (PM2.5)

      10 μg/m3 moyenne annuelle
      25 μg/m3 moyenne sur 24 heures

      • Matières particulaires grossières (PM10)

      20 μg/m3 moyenne annuelle
      50 μg/m3 moyenne sur 24 heures

      • Ozone (O3)

      100 μg/m3 moyenne sur 8 heures

      • Dioxyde d'azote (NO2)

      40 μg/m3 moyenne annuelle
      200 μg/m3 moyenne horaire

      • Dioxyde de soufre (SO2)

      20 μg/m3 moyenne sur 24 heures
      500 μg/m3 moyenne sur 10 minutes

      *μg/m3 : Microgrammes par mètre cube

      La Commission Européenne prévoit par ailleurs d'aligner ses directives sur les recommandations de l'OMS. Pour rappel, la pollution de l'air tue toujours chaque année entre 400 000 et 600 000 personnes par an en Europe.


      11. Les solutions pour une meilleure qualité de l'air

      La France rejetait en 2017 164 000 tonnes de particules fines PM2.5. Elle est loin d'être la meilleur élève en Europe.

      En changeant nos habitudes de consommation rapidement, la France pourrait rentrer dans les objectifs fixés par l'OMS, Organisation Mondiale de la Santé d'ici 2030, ce qui est loin d'être actuellement le cas.

      Nous pouvons tous, à notre échelle, contribuer à un air pur, et voici quelques actions à réaliser au quotidien :

      -Opter pour des véhicules qui consomment peu : comme vous le découvrirez dans notre article sur les scooter électriques en free floating, des solutions responsables émergent peu à peu.

      -Minimiser l'utilisation de la voiture en optant pour le covoiturage et les transports en commun.

      -Réduire le besoin en transport à la source en optant pour le télétravail.

      -Préférer les produits recyclés et opter pour le tri sélectif
.

      -Ne pas fumer en intérieur mais en plein air, et surtout loin des jeunes enfants ou des femmes enceintes.

      -Limiter les émissions des cheminées industrielles.

      -Favoriser l'utilisation des sources d'énergies renouvelables...

      Bien sur, améliorer la qualité de l'air dépend également des actions menées par les organismes responsables, que ce soit à l'échelle mondiale (OMS), mais aussi à l'échelle européenne (Commission européenne) et nationale (Ministère de l'environnement, de l'énergie et de la mer).

       

      Pour en savoir plus 🌱

      Améliorer la qualité de l'air : ecologie.gouv.fr

      Les AASQA : atmo-france.org

      Comprendre les types de seuil des polluants : respire-asso.org

      Rapport de l'OMS sur la qualité de l'air ambiant et santé : who.int/fr

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